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dc vala c mon blog, fo trouver des trus a mettre, pa tjs évident! lol.
pr ceux ki me connaissent pas, je me présente qd mm:
Prénom : Déborah
surnom : debo, raleuze, deb, Débil, Deb-lablasée (hum...)
age : 17 ans
signe particulier : rale tt le tps!! (mais ç'est pas méchant lol)

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 12:40

Modifié le lundi 07 septembre 2009 13:26

6 février 2008

6 février 2008
Ça fait un an. Ça fait déjà un an ? ça y est les larmes montent aux yeux. Je les connais ces larmes, ce sont celles de la blessure qui se rouvre, la plaie qui ne cicatrisera jamais complètement. Les larmes de la résignation, de l'impuissance face à l'irrémédiable, du regret de la vie passée. Devoir accepter qu'elle ne reviendra jamais. Un an. La même période, la même saison, les mêmes jours ternes, le froid, le ciel gris. Je revis ça de façon tellement réelle. Ça fait un an et pourtant le souvenir est tellement clair. C'était hier. C'était hier et pourtant il s'est passé tant de choses depuis. Des choses heureuses même. Mais c'est comme si tout ce que j'ai vécu de bien depuis avait eu lieu avant. Les mots ne m'aident pas à exprimer ce que je veux dire. En fait c'est que ce souvenir est tellement associé à l'écroulement de ma vie que je ne comprends pas que certains évènements m'ayant laissé un sentiment de bonheur puissent être postérieurs à ça. A ce qui a changé ma vie. Et pourtant j'en ai vécu des moments heureux cette année. Mais c'est comme si ils avaient eu lieu dans une vie parallèle, et que la moi différente qui s'est créée ce putain de 6 février 2008 restait à côté, tapie, pour ressurgir dans certains moments de détresse, de pris de conscience de la situation. Comme aujourd'hui par exemple.

Tout revient, même si j'ai jamais oublié. Le pire mercredi de toute ma vie. Après le pire mardi. Ce jour où tout a basculé. Heureuse, heureuse au hand, heureuse au lycée. J'avais eu une bonne journée ce mardi-là. Je suis rentrée de bonne humeur, et plutôt tôt. Maman était déjà là. C'était pas habituel. Mais à ça, non, je ne m'attendais pas. En quelques secondes, tout s'est fini, la vie s'est arrêtée. La douleur la plus grande et la plus insupportable que j'aie jamais ressentie. Impossible d'y croire, ça fait beaucoup trop mal. « Je réalise pas encore », c'est ce qu'on dit au début. Mais on digère, on croit accepter. Mais en fait j'ai compris qu'on ne « réalise » jamais. C'est impossible, l'être humain n'est pas assez fort pour supporter une chose pareille. Il se crée ses défenses. Et tout s'est enchaîné, sans le vivre vraiment. On se crée sa bulle, incapable d'affronter la pire chose au monde qui peut arriver : perdre quelqu'un qu'on aime. Pour toujours. Irrémédiablement. C'est intolérable. Aucun anti-douleur ne peut apaiser cette souffrance là. Sauf peut-être le temps. Et encore. Le temps qui avance m'a juste permis de vivre d'autres choses. Mais la douleur est toujours là. Je le revis, je souffre, j'ai tellement mal, je replonge. Un an que je n'avais pas ressenti ça. C'est insupportable. Le vide. L'énorme vide qui transperce le c½ur et l'empêche de se recoller. J'y crois pas. Je peux pas croire que ça nous soit arrivé. Un an qu'on vit autrement, qu'on tente de se reconstruire. J'ai tellement l'impression qu'on fait ce qu'on peut, pour tenir de manière provisoire, jusqu'à ce que ça redevienne comme avant, cette folie absurde et consciemment irréalisable, qui reste pourtant dans un coin de la tête. Mais ce sera plus jamais comme avant. Il faut dire adieu à cette vie. Adieu à ce bonheur. Mais non, ça fait trop mal, je veux pas. Cette phrase est trop vraie : c'était tellement mieux avant. Je savais qu'on était heureux, qu'on avait de la chance. Mais c'est en perdant ce bonheur qu'on se rend compte du trésor que l'on possédait. Je veux retrouver l'avant. Et j'arrive pas à accepter que ça arrivera jamais plus. J'attends de voir ce que sera notre nouvelle vie, ce qu'on fera qui nous aidera à remener une vie heureuse. Pour l'instant j'ai qu'un avant-goût. ça fait un an que je suis pas retournée à Paris. Donc forcément, comme souvenir là-bas, je n'ai que la vie d'avant. Ça fait pourtant un an que ça a changé et un an que ma vie a changé, que j'ai changé. J'ai vu la vie autrement, comme si un voile s'était enlevé.
Je suis convaincue que pour toute personne, il y a deux vies : celle d'avant la perte d'un être cher, et celle d'après. C'est totalement différent. On n'est plus innocent et heureux. On prend conscience de la fatalité de la mort. C'est atroce. Je souhaite à personne de ressentir ce que j'ai ressenti. Et ce que je ressens toujours. Tout le monde oublie, moi j'y pense. Toujours. J'en parle plus, ou j'en parle presque de façon désinvolte, comme une chose acceptée, mais à l'intérieur, ça tombe en morceaux.

Je suis nostalgique de la vie d'avant, je recherche cette insouciance à jamais perdue, ce bonheur volé par des évènements tellement injustes. On n'accepte jamais. On ne comprend jamais. On finit par vivre avec. C'est une souffrance qui m'accompagnera toujours, sans jamais cesser de lacérer mon c½ur.



et ce qui est génial c'est que tout le monde s'en fout

# Posté le vendredi 06 février 2009 14:45

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:38

Mdr lol Cyprien

Mdr lol Cyprien
C'était tellement formidable, Paris. Ce voyage fut un long moment de bonheur continu. Je ressens encore le truc là, ce qui m'a porté pendant ces 5 jours. Je ne veux pas le perdre, ce truc. Y a toujours qqchose qui se crée pendant un voyage scolaire, quelque chose de formidable, qui fait nous sentir bien, et qui fait qu'on a envie que ça ne se termine pas. C'est vraiment ce que j'ai ressenti, cinq jours super, toujours heureuse, bonheur complet, rien ne pouvait le teinter de quoique ce soit de mauvais. J'étais trop bien. Hors du temps, pas dans la routine habituelle, lycée etc, hors de l'espace. Dans la plus belle ville du monde, ça je me le redis à chaque fois, tout est grandiose, tout est beau, tout est tellement Paris ! les monuments, les cafés, les immeubles parisiens, tout me ravissait ! mais dans un voyage, le plus important c'est pas où tu vas ni ce que tu y vois, mais avec qui tu y vas. Et il se trouve que de ce côté-là, j'ai eu beaucoup de chance. C'était tellement bien avec vous. C'était vraiment une super occasion de passer beaucoup plus de temps ensemble. J'avais envie d'être avec vous, et j'y étais. Que demander de plus ? C'était super tout le temps, y a même pas eu d'accroc ou quoi, on était bien. Et toujours ensemble. C'est ça qui est vraiment super ! on s'est encore rapprochées, on s'est vraiment bien marrées ! j'ai adoré ce voyage avec vous. (Au fait : Paris, ça décoiffe ! xD)
Y a des trucs qui vont vraiment me manquer : entendre Laura s'exaspérer de m'entendre encore une fois crier mon bonheur de manger plein de légumes au Flunch, monter ce vieil escalier pourri en colimaçon pour venir squatter dans la chambre, parler avec Laura le soir dans les lits tranquilles (même si elle s'endort quand je parle xD), me faire un petit-déj en bas et vous attendre comme une conne pendant 1/2h avec toujours l'espoir que vous descendiez, ouvrir les rideaux le matin et voir le soleil se lever sur ces toits parisiens que j'aime tant, squatter en bas et entendre Anna ou Mel chanter guitare en main, marcher encore et toujours dans Paris et m'émerveiller de tout avec Juliette, manger des panier-repas que j'étais la seule à trouver bons, manger la meilleure crêpe du monde au Jardin du Luxembourg, par super beau temps et avec ces filles que j'aime, courir de tableau connu en tableau connu au Musée d'Orsay et me faire chambrer par les copines, passer une soirée super à tout simplement être avec elles dans une chambre et discuter, me laver les cheveux a 00h30 dans une douche pourrie, marcher dans la merde en marchant vers le Flunch xD, prendre plein de photos des plus beaux endroits de la ville... C'était vraiment trop bien et ça me fait tellement chier que ce soit fini. C'était trop court. Mais parfait.
Je vous aime. Merci.


I ♥ Paris

# Posté le vendredi 13 mars 2009 14:38

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 14:29

"Chez nous c'est beau comme on s'aime"

"Chez nous c'est beau comme on s'aime"
Ce Weekend du 7/8 mars m'a fait aller beaucoup mieux. Un an que je n'avais pas passé du temps en famille. Depuis l'enterrement j'ai vécu sur le plan familial comme dans un entre-deux, le cul entre deux chaises, entre l'avant que je connaissais mais qui n'existait plus, et le maintenant que je ne connaissais pas. Du coup j'tais mal. Comment faire son deuil quand on ne sait pas à quoi la nouvelle vie ressemble, quand on ne peut que vivre dans le passé ? Impossible. Or là, déjà j'étais au cimetière, et une page s'est tournée, la plaie béante déchirant mon c½ur s'est refermée à la vision de cette pierre recouvrant la tombe. Reste la douleur d'une cicatrice quand on repasse le doigt dessus, celle-ci ne partira pas, évidemment.
Et puis, en plus, j'ai enfin eu un aperçu de la famille aujourd'hui. Passer un weekend tous ensemble, dans la maison de famille, quoi de mieux pour me rendre compte qu'on construit toujours quelque chose ensemble, qu'on a un avenir, que cette maison, dont on réussit à entretenir l'esprit, a un avenir ? Je me sens formidablement bien. Ce qui a toujours existé entre nous existe toujours. Je l'ai ressenti. Ça fait d'abord bizarre parce que je pensais que c'était parti, que je en le retrouverais qu'en souvenir, quand je me rappellerai la vie d'avant. Eh bien non. C'est le même truc, et toujours d'actualité. On était là, tous ensemble, dans cette maison, rassemblés, pour discuter futur et se retrouver. Par la même occasion, je me suis retrouvée.
Contents d'être là, actifs, chambreurs, dormeurs, mangeurs, emmerdants, gamins, adultes, + vieux. On est tout cela, mais surtout, surtout, on est heureux.


Merci pour ce weekend. Je vous adore, vous êtes indispensables à mon équilibre.

# Posté le mercredi 25 mars 2009 14:54

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:41

SHIT

SHIT
Tout s'en va petit à petit





I already lost this.







I'm losing her.
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# Posté le vendredi 03 avril 2009 13:24

Modifié le mardi 16 juin 2009 12:41